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Vieille Cure

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Photo faire à la Mure
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Du minerai au materiau

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Patrimoine militaire

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Voreppe

Commençons par un rappel historique des faits.
Les Allemands menacent Grenoble en date du 20 juin 1940, les troupes du Général Cartier chargés de la défense se sont déployés dans la cluse de Voreppe afin d’interdire toute progression.
Pour cela une artillerie très hétéroclite allant du 25 mm anti char au 75 de montagne a était déployée.
La protection du village est assuré par 2 compagnies du 81eme RI (Régiment d’Infanterie), la aussi les éléments composants ces compagnies sont très variés on trouve une compagnie du 4eme de Génie, des chasseurs alpins, des éléments du 614eme Régiment de Pionniers, des éléments du 4eme de Génie, de l’Infanterie Coloniale, des éléments de la Défense Aérienne du territoire et même des marins de Toulon servant des canons de 47 de marine, comme je vous le disait la troupe provient d’horizon très divers.
Le génie a fait saute le pont de Brandegaudiere interdisant ainsi le passage des chars.
Des abris ont étaient improvises pour embosser les canons anti chars.
Le tunnel du train lui a était obstrues par du matériel déraillé de manière a interdire tout contournement.
De même des réseaux de barbelés ont était mis en place.
Les premiers chars feront leur apparition le 23 juin un violent échange de feu s’en suivra se qui obligera les chars allemand à se replier.
Un tir de contre batterie sera alors effectue ce qui obligera le retrait des 47 de marine à Voreppe, sinon le tir de contre batterie restera inefficace.
Les allemands prennent conscience du point de résistance et change de stratégie la décision est prise de faire attaquer le mole défensif par l’infanterie.
Le 24 juin les allemands se regroupent pour préparer leur attaque mais ils seront mis en déroute par l’artillerie.
A aucun moment le mole défensif de Voreppe ne reculera l’armistice mettra fin au combat sans que la troupe n’ai était vaincu.
Le 24 Avril 1943 verra l’installation d’une garnison italienne qui pour protéger la route construira un mole défensif beaucoup plus résistant car elle entreprend la construction de pas moins de quatre blockhaus sur le ruisseau de la Roise à Brandegaudiere, ainsi qu’un d’un blockhaus de protection de la ligne de chemin de fer à l’entrée du tunnel de Brandegaudiere, dont deux seulement subsiste aujourd’hui.
Le plus avancé des deux blockhaus visible aujourd’hui se trouve à coté du pont actuel, le blockhaus de forme ronde prend appui sur la pile de l’ancien pont, il a un toit plat et possède trois embrasures pour armes individuelles ou FM.
L’accès à ce blockhaus est un peu particulier car il se fait par l’arrière de celui-ci par une sorte de puits.
La forme des embrasures est une simple découpe dans le béton il n’y avait aucune trace de masque blindé, je pense que l’efficacité de ce genre d’ouvrage surtout à la fin de la guerre devait être bien faible.
Le deuxième ouvrage se trouve en léger retrait derrière le premier, celui-ci est de forme rectangulaire, on devine encore aujourd’hui une embrasure principale sur la face avant certainement pour un canon antichar de petit calibre car le blockhaus n’est pas bien grand.
Sur le coté droit du blockhaus se trouve une excroissance avec un créneau de défense rapproche non blindé protégeant l’accès à la porte qui se trouve à l’arrière celle-ci étant bouche par des moellons.
Voilà l’histoire de ces petits ouvrages qui mériterait un sort plus enviable que le leur aujourd’hui.
Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Nous voici au chemin bien nommé.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Voici le premier ouvrage à cote du pont actuel, nous distinguons les créneaux pour FM, mais aussi le reste de la pile du pont.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Une vue vue rapproché.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

L’entrée du blockhaus.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Vue sur le deuxième blockhaus on distingue une marque sur le béton derrière le panneau routier nous indique la présence du créneau pour canon antichar.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Vue sur l’embrasure de protection rapproché pour FM protégeant la porte d’entrée situé à l’arrière.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Vue sur la porte obturée par des moellons aujourd’hui.

Blockhaus de Voreppe

Blockhaus de Voreppe

Vue générale arrière du blockhaus.

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St Eynard

Le fort du St Eynard fut construit en 1879 pour veiller sur Grenoble en barrant les routes venant de Savoie par le massif de la Chartreuse, culminant à 1 325 mètres d’altitude perchée sur le bord d’une vertigineuse falaise.
Ce fort est un parfait exemple d’architecture militaire de la fin du XIX siècles construit sous l’impulsion du colonel Cosseron de Villenoisy.
A la fin de la construction du fort en 1879 celui-ci abritera une garnison de 500 soldats, sous officiers et officiers d’artillerie ainsi qu’un imposant arsenal.
Le fort est constitué de quatre bâtiments juxtaposés le tout couvrant une surface de 2 375 m2 et ouvrant sur deux cours 4 400m2 la forme générale du fort est un V.
La construction du fort fut particulièrement pénible du fait de l’absence d’infrastructure de transport, 300 ouvriers furent nécessaires à son édification la plupart étaient des émigrés d’origine italienne mais aussi des soldats et officiers du Génie.
Le sommet de la montagne du être arasé, une route du être tracé et tailler dans le flanc de la montagne, afin d’amener hommes et matériel mais aussi de l’eau qui provenait du hameau de la Bordeliere.
L’ensemble de ces travaux nécessiteront de nombreux tirs de mine entraînant la fermeture régulière de la route du col de Porte pour des raisons de sécurité.
Malgré sa généreuse dotation en armement le fort ne servit que peu en période de conflit, il servait essentiellement de point d’appui feu, les hommes restait en cantonnement passager et devait être périodiquement relevés en cas de conflit.
Le fort n’ayant plus aucun intérêt stratégique il fut cédé aux communes du Sappey en Chartreuse et de Corenc en 1963.
Le temps ayant fait son travail de dévastation il fut restauré en 1991 aujourd’hui il est visitable de mai à octobre, on peut se promener dans les coursives, les corridors chemins de traverse qui permettent de passer de cuisine en chambre de visiter les dépôts de poudre et munitions et aux casemates pour les canons.
Une autre particularité de ce fort mérite d’être signale du fait des vents violents remontant le long de la falaise l’utilisation de pigeons voyageurs pour le transport des messages étaient impossibles on utilisa donc un télégraphe optique en 1887 celui-ci venant juste d’être inventé.
Le télégraphe domine le fort d’une trentaine de mètres pour pouvoir communiquer avec Grenoble il fonctionne grâce à une lampe à huile et un miroir mobile, il est protégé par un paratonnerre dont la prise de terre nécessita pas moins de 700 mètres de câbles.

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Les centrales electriques

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Essai de transport de courant electrique de Marcel Deprez

Marcel Deprez (1843-1918)
A l’exposition Internationale d’Electricité de Paris de 1881, Marcel DEPREZ présente pour la première fois une installation de distribution d’énergie électrique : deux dynamos à double excitation alimentent en courant continu par un câble de 1,8 km, 27 appareils divers, répartis dans le Palais de l’Industrie (machines à coudre, à plisser, scie à ruban, machines à tresser les fils de métal, lampes à arc et à incandescence, presse à imprimer) et qui fonctionnent indépendamment les uns des autres.
Le 15 juin 1882, au cours d’une conférence au Conservatoire National des Arts et Métiers " Application de l’électricité à la production, au transport et à la division du travail " Marcel DEPREZ démontre le premier, mathématiquement et expérimentalement la possibilité du transport de l’énergie à grande distance : à partir de la dynamo à double excitation, il simule, par une résistance d’environ 800 ohms, une ligne qui alimente 6 machines de façon indépendante (la puissance utile transmise est d’environ 3kW).
Lorsque l’Exposition d’Electricité s’ouvre à Munich, en septembre 1882, on propose à Marcel DEPREZ de réaliser une expérience de transport à grande distance. Rien d’analogue n’avait encore été réalisé et la distance qu’il s’agissait de franchir dépassait tout ce qui avait été vu jusque là : 57 km !
La génératrice (Gramme) entraînée par une machine à vapeur fut placée à Miesbach, village situé à 57 km de Munich.
La machine réceptrice, installée dans le Palais de Cristal était employée à faire fonctionner une pompe centrifuge alimentant une cascade de 2,50 m de hauteur.
Le transport était assuré par une ligne télégraphique (57 km de fil de 4,5 mm de diamètre, résistance 950W, tension au départ de 1,35kV).
La puissance utile transmise était d’environ 400 W et le rendement global d’environ 30%.
Le 2 octobre 1882, le comité pour les Essais Electrotechniques de Munich adressait à l’académie des Sciences la dépêche suivante : " Nous sommes heureux de vous annoncer que l’expérience de Marcel DEPREZ, ayant pour but de transporter une force par un fil télégraphique ordinaire a pleinement réussie ".
C’était le premier pas du transport de l’énergie électrique, mais c’est seulement après la guerre de 1914-1918 que l’on trouva le moyen d’atteindre de plus longues distances (200, 500 et 600 km).
Marcel Déprez réalisa plusieurs expériences de transport de l’électricité dont la plus déterminante se déroula à partir de la vallée de la Romanche, entre Jarrie et Grenoble en 1883 sur une distance de quelques 14 kilomètres.
Pendant plus d’un mois une puissance de 6 kilowatts, en courant continu sous 3000 volts, fut transportée à Grenoble pour allumer 108 lampes Edison et faire tourner les moteurs de 3 machines.
Si on l’a un peu oublié, Marcel Deprez demeure une de nos gloires nationales : il est le premier, avant Edison, a avoir trouvé comment transporter et distribuer du courant électrique sur une dizaine de kilomètres, ouvrant dès 1884 la voie à la société moderne.
Auréolé de ce succès, nommé à l’Académie des sciences et titulaire d’une chaire créée pour lui au CNAM, il incarnera la stratégie française en matière de distribution électrique.
Pour Deprez et ses amis, l’avenir est sans aucun doute au courant continu.
Si ses lignes électriques sont assez capricieuses, son réseau… de relations fonctionne parfaitement.
Il étouffe les quelques voix qui mettent timidement en doute le succès de l’inventeur, et veille à ce qu’un autre savant, Lucien Gaulard, ne puisse se faire entendre.
Avec le recul de l’histoire, il apparaît clairement que la France s’est trompée de gloire nationale : Gaulard est le père de la technologie du courant alternatif, celle qui permettra effectivement à l’électricité de bouleverser la société.
Polémique.
Mais il y a mieux, ou pire : Deprez n’a rien inventé du tout.
En étudiant ses expériences, Girolamo Ramunni, physicien de formation, a pu s’assurer que son installation aurait fatalement dû griller.
Il y a bien eu fraude, comme quelques observateurs le murmuraient à l’époque.
La turbine ayant servi à cette expérience est préservée elle est visible sur le parking de l’usine chimique le Rubis juste en face du poste de garde.
Le système Deprez à courant continu haute tension ne connaîtra pas de descendance celui-ci sera supplante par le système de Berges à courant alternatif.
Le système Deprez servira à alimenter les voies de tramways en courant continu mais aussi des usines.
Les papeteries du Moustier à Domène utiliseront un système Deprez de même que les cimenteries de Voreppe en 1892

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Les Vernes

La centrale hydro-électrique des Vernes a été construite à la demande de Charles-Albert Keller, par la société des établissements Keller et Leleux en 1917-1918.
Nationalisée en 1946, elle fournissait, à l’origine, l’énergie des fours électriques d’une aciérie, notamment pour la fabrication de fonte synthétique destinée à l’élaboration d’obus.
Après la Première Guerre mondiale, la centrale fournit du courant à la ville de Grenoble.
Elle dépend aujourd’hui de l’établissement public Electricité de France (EDF).
Elle a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 2 septembre 1994.
Imaginée pour une mise en scène spectaculaire de l’eau, la centrale se situe sur le torrent de la Romanche, à 620 mètres d’altitude.
Les deux bâtiments qui la composent ont l’allure de forteresse.
La centrale consiste en un bâtiment cubique dont le poste de transformation fait saillie.
Le hall intérieur est carrelé et éclairé par de grandes baies vitrées.
Une charpente métallique à voûtains porte la terrasse.
A l’extérieur, un escalier à deux volées conduit au niveau supérieur où était aménagé un jardin à la française.
Le bassin de décharge ressemble à une fontaine monumentale et deux tuyaux de deux mètres cinquante de diamètre amènent l’eau à la chambre de mise en charge, aux turbines.
La centrale des Vernes est un lieu qui allie performances techniques et qualité esthétique.
Centrale des Vernes

Centrale des Vernes

Vue du fronton de la centrale avec le cartouche Keller

Centrale des Vernes

Centrale des Vernes

Vue de la centrale depuis la route d’accès.

Centrale des Vernes

Centrale des Vernes

Vue sur l’escalier.

Centrale des Vernes

Centrale des Vernes

Vue du pont par transparence des verrières

Centrale des Vernes

Centrale des Vernes

Vue des conduites de décharges on remarquera que la centrale turbine le courant provenant d’en dessous de celle-ci.

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Géologie

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La goethite

Aujourd’hui nous allons vous parler de la goethite, minerai de fer,
La goethite est un hydroxyde de fer se présentant lorsqu’il est cristallisé sous forme d’aiguilles, peut inintéressante pour les collectionneurs elle est  exploité comme minerai de fer, mais aussi comme pigment.
La goethite se trouve dans les sols riche en fer, par altération d’autres minéraux telles que la sidérite, mais elle peut se former par action hydrothermal.
On la trouve aussi sous forme massif dans ce cas elle se présente sous forme de coussinets de couleur noire on la repère facilement à son poids.
La goethite connu depuis la préhistoire ou elle servait de pigment naturel pour les peintures notamment à la grotte de Lascaux.
La goethite se transforme en hématite par chauffage d’ailleurs elle est exploité de cette manière.


La pyrite de fer

Aujourd’hui nous allons vous parler de la pyrite, minerai de fer.
La pyrite est un sulfure de fer il est un des minéraux les plus abondants du globe.
Son éclat métallique de couleur jaune froid ressemblant à celui du laiton la fait fortement ressembler avec l’or lui donna son nom "l’or des fous", de même les anciens la remarquèrent pour sa capacité à produire des étincelles quand on la choque.
La pyrite est un sulfure de fer de formule FeS2 que l’on trouve cristallisé sous forme cubique, on peut voir des cristaux de taille impressionnante.
Dans la préhistoire la pyrite fut utilisé comme un briquet associé avec du silex celui-ci produisant une étincelle à chaque percussion .
Cette caractéristique de la pyrite rend l’exploitation des mines de charbon dangereuse en effet lors des travaux d’extraction de celui-ci avec des outils métalliques elles provoquent des étincelles pouvant donner un coup de grisou, mais elle est aussi responsable d’incendie dans les galeries par combustion spontanée au contact de l’oxygène de l’air obligeant ainsi la fermeture définitive du chantier d’exploitation par murage de celui-ci
La pyrite fut exploité comme source de soufre et de fer, mais cette industrie était extrêmement polluante tend à être aujourd’hui remplacé, en effet elle rend les aciers cassant du fait de la présence de soufre, par contre avec les procèdes de biolixiviation on en extrait du chrome.
De même sa présence dans les granulats servant à la fabrication du béton est un agent nuisible affaiblissant les fondations des bâtiments.


La sidérite

Aujourd’hui nous allons vous parler de la sidérite aussi appelé sidérose.
La sidérite est un carbonate de fer (FE CO3) de couleur gris pâle ou jaune pâle.
En présence d’eau elle change de couleur pour prendre une teinte brune puis noire.
La teneur en fer de la sidérite est voisine de 62% et 38% de gaz carbonique on trouve aussi des traces de nickel, de titane, de magnésium.
Elle peut être exploité commercialement quand les impuretés sont faibles.
Elle se forme dans les veines hydrothermales en association avec d’autres minéraux métallifères comme l’argent le cuivre et le plomb.
Lorsqu’on chauffe des cristaux de sidérite ceux-ci deviennent magnétique en s’alterant en limonite ou goethite.
On trouve de la sidérite dans les sols (sédiments lacustres, estuaires, sources riches en carbonates) mais aussi dans les sous sols profonds, on la trouve aussi des matériaux extraterrestres comme les météorites métallifères ou dans les poussières interplanétaires.


La fabrication de la chaux

La cuisson:
Apres extraction et concassage il est nécessaire de porter le calcaire à une température suffisamment élevée pour le transformer en chaux vive.
Pour cela on utilisait deux type de combustibles suivant leur disponibilités:
Le bois. Il est employé en bûches mélangées à la pierre.
Le charbon, qui a pleinement participé à la révolution industrielle, est mélangé au calcaire.
Les fours :
Le four à alandier
Certainement le plus ancien et surtout le plus artisanal.
Il était composé d’une cheminée, et d’une ouverture à sa base.
Les pierres étaient bâties en voûte face à l’ouverture, puis elles remplissaient la cheminée jusqu’à son sommet.
Un feu était allumé sous la voûte puis était alimenté en permanence durant plusieurs jours.
La chaux était récupérée après refroidissement.
Les quantités produites étaient faibles.
Des fours de ce type fonctionnaient encore au début du 20ème siècle pour des utilisations locales.
Four à alandier

Four à alandier

Le four à mélange
Le four à mélange est également de conception ancienne.
Bâtit en pierres , revêtu à l’intérieur de briques réfractaires, il a l’avantage de produire la chaux en continu:
Le calcaire et le combustible sont mélangés en son sommet, la chaux en étant retirée à la base.
Ces fours donnent un produit de bonne qualité.
Les quantités produites allant de quelques tonnes à près de 200 tonnes par jour.
Ceci en fonction de sa taille et de ses équipements annexes.
Des fours de ce type encore utilisés de nos jours.
Les fours à feu continu, fonctionnant 24 heures sur 24, étaient alimentés primitivement par du charbon puis par du coke, chargés en lits alternés avec la pierre calcaire de la carrière fraîchement taillée en calibre d’environ 15 à 20 centimètres.
Des casseurs travaillent manuellement à cette tâche.
Les fours, de forme tronconique, sont habillés d’une triple chemise de briques réfractaires protégeant le massif de maçonnerie de la combustion.
Lorsqu’ils ne sont pas encombrés, on y distingue une poire centrale en maçonnerie ou « taraud » qui conduit la chaux vers les gueules de défournement ; un cendrier recueille les résidus de la combustion dans la partie inférieure.
Les galeries de défournement, sont généralement voûtées en tiers- point.
Au niveau de la terrasse d’enfournement, un circuit de rails Decauville (type de rails démontables, d’un écartement de 60 centimètres) permettait l’alimentation des fours en pierre et combustible.
Les fours, de quelque 12 mètres de hauteur, ont un diamètre variant de 4,30 m à 5,80 m au sommet appelé gueulard.
Ils sont équipés de bouches de défournement, sans doute dès l’origine, mais étaient alors vraisemblablement dépourvus de cendriers sous-jacents.
La combustion d’un four au charbon durait 72 heures, la température de décarbonatation commençant à 900 degrés, pour atteindre environ 1100 degrés.
En usage jusque dans les années 50, le défournement manuel s’opérait à la brouette et la chaux vive en roche était chargée sur des wagons en bois.
Un bon défourneur – et c’était tout un art – défournait jusqu’à 20 tonnes par jour, l’essentiel du travail étant réalisé entre 8 et 15 heures.
Le tri de la chaux et des cendrées devait alors se faire par le défourneur.
L’installation d’un cendrier sous le taraud est un premier perfectionnement, permettant ainsi de recueillir chaux et cendres séparément.
En outre, le défournement manuel fut abandonné au profit d’un système automatique; ce qui permettait de doubler la production de chaux par jour.
Une galerie souterraine, la « cave », creusée sous les cendriers des fours équipée d’un transporteur menant le produit de la combustion – chaux et cendrée- jusqu’à une chaîne à godets pouvait menait vers un tamis extérieur, de séparation de la chaux des cendrées.
A partir de là, les diverses productions de chaux vive suivaient une chaîne différente.
La chaux en roche de première qualité, était destinée aux aciéries.
La chaux magnésienne destinée aux amendements des terres agricoles, était broyée.
La poudre de chaux était alors ensachée mécaniquementt
La « folle poussière » ou la « fine fleur » qui tombait en dessous, de très bonne qualité, pouvait être recueillie par les ouvriers, pour leur usage personnel.
Elle servait notamment à chauler les maisons.
Enfin, les cendrées, nettement moins chères, étaient surtout utilisées en agriculture.

Le refractaire de Bollene

Voici maintenant l’historique de la brique trouvé sur le site des cimenteries Pelloux
Bollène a de tout temps produit de la terre cuite grâce à la présence d’un gisement d’argile.
La brique réfractaire du Vaucluse a une réputation internationale.
Mais la découverte de la qualité réfractaire de cette terre a bouleversé la vie de cette ville qui deviendra dès lors un grand centre industriel de produits réfractaire.
À Bollène, on extrait une argile exceptionnelle qui, avec plus de 30 % d’alumine et 6 % de fer, connaît une destinée industrielle dès le XVIème siècle dans la construction de conduites d’eau.
Les siècles suivants, elle est exportée à Murano pour construire les fours des verriers vénitiens.
Les années de 1830 à 1850 marquent la naissance de cette activité.
Le premier boom industriel se produira dans la période qui va de 1851 à 1861, le second aura lieu entre 1871 et 1900.
Les briques réfractaires bollénoises n’ont pas leur pareil pour équiper les foyers des locomotives à vapeur.
Trois générations d’entreprises se succèdent avant le XXème siècle, la première, très proche de l’artisanat et du centre d’extraction, la seconde, déjà plus industrielle, et enfin la troisième dont les représentants sont toujours en activité aujourd’hui.
La production, d’abord diverse, s’est très vite spécialisée dans le réfractaire proprement dit.
Les cinquante premières années verront la cohabitation du tuyau de grès et de la brique, mais cette dernière connaîtra rapidement la plus forte vente en volume et en chiffre d’affaires.
Les techniques de production se sont relativement peu modernisées depuis l’origine, seule une mécanisation permet de réduire la forte main-d’oeuvre du début de l’activité.
L’industrie du réfractaire bollénois a connu entre 1830 et 1930 un siècle d’expansion continue.
Les années trente du XXème siècle marquent son déclin.
L’abandon de l’énergie charbon-vapeur, la crise dans l’industrie lourde et les progrès techniques révolutionnant le secteur vont faire plonger le réfractaire bollénois dans une période difficile.
La crise de 1929 et l’électrification des voies ferrées annoncèrent le déclin de cette activité.
En 1947, la Société Européenne des Produits Réfractaires (SEPR) quitte Modane pour s’installer au Pontet, plus proche des carrières de silice de Sifraco à Bédoin.
Si les briques de Bollène résistent à 1400 °C, celles de cette filiale de Saint-Gobain supportent des températures extrêmes de 1900 °C.
Cette usine, qui possède son centre de recherche à Sorgues, est depuis plusieurs décennies le premier employeur industriel du département (plus de 1400 collaborateurs) et le numéro un mondial des produits réfractaires pour les fours verriers industriels.
Voici maintenant l’historique de la brique trouvé sur le site des cimenteries Pelloux
Bollène a de tout temps produit de la terre cuite grâce à la présence d’un gisement d’argile.
La brique réfractaire du Vaucluse a une réputation internationale.
Mais la découverte de la qualité réfractaire de cette terre a bouleversé la vie de cette ville qui deviendra dès lors un grand centre industriel de produits réfractaire.
À Bollène, on extrait une argile exceptionnelle qui, avec plus de 30 % d’alumine et 6 % de fer, connaît une destinée industrielle dès le XVIème siècle dans la construction de conduites d’eau.
Les siècles suivants, elle est exportée à Murano pour construire les fours des verriers vénitiens.
Les années de 1830 à 1850 marquent la naissance de cette activité.
Le premier boom industriel se produira dans la période qui va de 1851 à 1861, le second aura lieu entre 1871 et 1900.
Les briques réfractaires bollénoises n’ont pas leur pareil pour équiper les foyers des locomotives à vapeur.
Trois générations d’entreprises se succèdent avant le XXème siècle, la première, très proche de l’artisanat et du centre d’extraction, la seconde, déjà plus industrielle, et enfin la troisième dont les représentants sont toujours en activité aujourd’hui.
La production, d’abord diverse, s’est très vite spécialisée dans le réfractaire proprement dit.
Les cinquante premières années verront la cohabitation du tuyau de grès et de la brique, mais cette dernière connaîtra rapidement la plus forte vente en volume et en chiffre d’affaires.
Les techniques de production se sont relativement peu modernisées depuis l’origine, seule une mécanisation permet de réduire la forte main-d’oeuvre du début de l’activité.
L’industrie du réfractaire bollénois a connu entre 1830 et 1930 un siècle d’expansion continue.
Les années trente du XXème siècle marquent son déclin.
L’abandon de l’énergie charbon-vapeur, la crise dans l’industrie lourde et les progrès techniques révolutionnant le secteur vont faire plonger le réfractaire bollénois dans une période difficile.
La crise de 1929 et l’électrification des voies ferrées annoncèrent le déclin de cette activité.
En 1947, la Société Européenne des Produits Réfractaires (SEPR) quitte Modane pour s’installer au Pontet, plus proche des carrières de silice de Sifraco à Bédoin.
Si les briques de Bollène résistent à 1400 °C, celles de cette filiale de Saint-Gobain supportent des températures extrêmes de 1900 °C.
Cette usine, qui possède son centre de recherche à Sorgues, est depuis plusieurs décennies le premier employeur industriel du département (plus de 1400 collaborateurs) et le numéro un mondial des produits réfractaires pour les fours verriers industriels.

Tuf tuffeau travertin

Le tuf est une roche de porosité élevée et de faible densité comme la pierre ponce,
D’origine volcanique il est formé par l’accumulation des projections volcaniques de taille moyenne de l’ordre du millimètre on appelle cela des roches pyroclastique,
A l’intérieur on peut trouver des blocs plus gros ou des cendres la différence entre tuf est couche de cendre venant simplement de la taille des grains,
L’eau aura une action prépondérante pour assurer la cohésion de l’ensemble en effet celle-ci assurera la soudure des grains entre eux,
De part sont origine volcanique plus on se trouve près du cratère plus la quantité de blocs est importante à l’inverse plus on est loin la taille des grains composant le tuf ira en diminuant pour etre progressivement remplacés par de la cendre,
Par contre on parle aussi de tuf pour des roches calcaires dans ce cas l’origine est totalement différente en effet il s’agit d’une précipitation de carbonate dissous dans l’eau d’un lac peu profond alimentée par des sources riches en carbonate dissous,
Ce type de roches est aussi désigné sous le terme de tuffeau notamment en Touraine et en Anjou ou il servit à la construction de châteaux,
Celui ci était extrait de carrière soit à ciel ouvert soit souterraine,
Comme tous les tufs le tuffeau est une roche tendre se préte bien à la taille ce qui permettra le développement de de décors typiques de la Renaissance,
Une dernière désignation est connu pour le tuf calcaire on l’appelle aussi travertin le processus de dépôt étant légèrement différent du tuffeau puisque le processus de cristallisation c’est effectué sur de la végétation comme des mousses ou des algues,
Le carbonate précipite sur la végétation dans les zones de turbulences de l’eau, la végétation repoussant alors sur le nouveau substrat renouvelant ainsi le cycle un peu comme les barrières de corail,
Ces zones de précipitation sont appelés sources pétrifiantes ou tufières,
Le travertin est utilisé en dallage pour les escaliers mais aussi pour faire des plateaux comme un plateau de table dans ce cas il sera poli et recouché pour le confort d’utilisation,
On on trouve aussi en bordure des piscines ou en dallage de terrasse ses nombreuses vacuoles servent d’anti-dérapant

Le cinabre

Le cinabre est un minéral composé de sulfure de mercure de formule HgS.
Il a été décrit pour la première fois par Théophraste en 315 av. J.-C.
Le cinabre est le minerai de mercure le plus répandu et donc exploité, il a était utilisé soit comme pigment dans le cas ou on l’extrait pure soit comme source de mercure après décomposition thermique.
Le cinabre contient environ 86,2 % de mercure qu’on extrait par grillage du minerai.
Pour obtenir du mercure liquide on cuit le minerai pulvérulent dans un four à la température de 700°C avec injection d’air, ce qui produit la séparation du mercure avec émission de vapeur d’acide sulfurique.
Le cinabre du fait de la présence de mercure rend ce minerai dangerauex en effet il presente une toxicité indéniable.
Pline l’Ancien considère que cette substance est un poison et déclare aventureux tout ce que l’on rapporte sur son emploi en médecine, il précise que l’on doit éviter qu’il pénètre dans les viscères ou touche une plaie.
Le cinabre a connu une utilisation en tant que colorant en effet il permettait d’obtenir la couleur pourpre, couleur impériale par excellence, le cinabre était très important dans l’Empire byzantin, où il permettait d’authentifier les actes de la chancellerie impériale à l’encre pourpre.
On l’utilisera aussi en médecine pour la syphilis, pour les femmes enceintes par fumigation,aujourd’hui on le trouve en médecine homéopathique.
Au travers des âges le cinabre fut utilises comme drogue par les chinois, par les hindous mais aussi par des Européens célèbre comme Newton.
Le cinabre est connu dès la préhistoire.
Il y a 4500 ans, les Chinois et les Égyptiens connaissaient déjà le mercure et son minerai, le cinabre.
Les chinois utilisait le cinabre il y a 3600 ans comme pigment pour les poteries ou comme encre.
Ils auraient été les premiers, à avoir fabriqué le vermillon, au début de notre ère.
Dans l’Égypte des Ptolémées (IVe ‑ Ier siècles, apparaît la pratique de la crémation.
Sur certains fragments d’os brûlés, on trouve une couleur rouge, le colorant est du cinabre intentionnellement déposé.
Vers 300 av., Théophraste, philosophe et savant grec, évoque les mines de mercure d’Almadén en Espagne.
On utilisait dans l’Antiquité le cinabre comme un pigment qui était généralement réservé à l’élite.
Ainsi, Rome en fait un monopole d’État et une loi en fixe le prix de vente.
Vitruve , au Ier siècle av. J.-C., décrit l’utilisation du cinabre en peinture.
Zosime de Panapolis, savant et alchimiste grec, né en Égypte, aurait, au IIIe siècle de notre ère, mentionné que le cinabre était composé de mercure et de soufre.
L’alchimiste Geber ou Jabir Ibn Hayyan, né en Iran en 721, explique que le mercure et le soufre, peuvent, avec la chaleur se combiner en cinabre.
Au Moyen Âge, en Orient, les documents les plus importants étaient signés avec une encre à base de cinabre (à Byzance, l’empereur seul pouvait l’employer) tandis qu’en Occident (certaines sources évoquent le XIIIe siècle, d’autres le XIIe) certaines enluminures étaient réalisées à l’aide d’une encre à base de cinabre et de sanguine.
Les artistes de l’époque prenaient soin d’isoler cette substance trop réactive aux autres pigments à l’aide de vernis et de la protéger des rayons solaires en posant par dessus des glacis (garance).
Curieusement, différentes recettes médiévales évoquent souvent l’adjonction de cérumen.
Le moine Théophile, au XIIe siècle, explique que le mélange à parts égales de soufre et de mercure était disposé dans un contenant en verre fermé avec de l’argile qui était chauffé jusqu’à la formation du pigment.
Cennino Cennini, vers 1390, dans son Livre de l’art, mentionne également ce pigment.
En 1527, Paracelse prescrit le mercure et son oxyde comme médicament dans des onguents comme remède de la syphilis.


L'hyper cinabre

Découvert par Potter et Barnes en 1978, l’hypercinabre est un minéral composé de sulfure de mercure (HgS), comme le cinabre et le métacinabre.
Son nom vient de ce que la stabilité de cette espèce s’étend au delà de celle du cinabre et du métacinabre.
Sa couleur peut être rouge (comme le cinabre) ou noire (comme le métacinabre).
l se présente sous forme microscopique et cristallise dans un système hexagonal, contrairement à ses "cousins" (le cinabre cristallise dans un système trigonal et le métacinabre dans un système cubique).


Le metacinabre

Le metacinabre est issu de la décomposition du cinabre minerai de mercure, la forme cristalline est cubique mais sur notre échantillon nous avons à faire à des micro cristaux et même en effectuant un examen à la loupe il est difficile d’en être certain.
Le metacinabre n’a pas d’utilisation notable comme pigment par exemple, on peut le synthétiser par attaque acide de cinabre.
Son nom signifie étymologiquement produit de l’altération du cinabre. Il a été décrit la première fois par Moore en 1870.
Il a souvent été incriminé dans le processus d’assombrissement du cinabre à température ambiante.
Le metacinabre diffère du cinabre par sa dureté plus élevée 3 contre 2.5 sur l’échelle de Mohs de même sa masse volumique est différente.
Mais les différences les plus notable avec le cinabre sont premièrement sa couleur : le métacinabre (β-HgS) est noir tandis que le cinabre (α-HgS) est rouge de plus la structure cristalline est différente.


La barytine

Aujourd’hui nous allons vous parler de la barytine, minerai de baryum,
Il est utilisé dans les boues de forage pour alourdir l’eau dans les boues de forage notamment dans l’exploitation du pétrole,
Grâce à sa couleur et du fait qu’elle est inerte chimiquement on la retrouve aussi dans d’autres applications en tant que charge dans l’industrie du papier mais aussi du plastique,
De plus elle possède la caractéristique d’absorber les rayonnements gamma on la retrouve en radiographie, mais aussi dans les écrans anti-radiations, elle se décline aussi en pharmacie comme agent contrastant pour les radios,
Une autre de ces applications est d’être utilisée comme fondant et oxydant pour l’industrie du verre ou elle sert à décolorer le verre pour le rendre plus transparent,
De même on en retrouve cette fois ci sous forme de carbonate (BaCO3) dans les verres des télévision les verres optiques mais aussi les glaçures de céramiques, les émaux pour la porcelaine et les ferrites pour l’électronique,
Ce minéral de couleur généralement blanc peu être parfois incolore, mais aussi gris, brun, leu ou rouge se trouve dans les roches sédimentaires, ignées et métamorphiques,
La barytine se compose essentiellement d’oxyde de baryum (BaO) et de trioxyde de soufre (SO33),
Les gisements de ce minéral se rencontre souvent sous formes de strates de veines ou de remplissage de cavités ou sous forme résiduelle,
D’origines hydrothermal elle se développe dans les filons de basse température avec la fluorine la blende la galène, on la trouve aussi en lentilles dans les calcaires, elle fait ciment dans les grès et arkoses,
Les gisements se trouvent bien souvent dans les paleokarsts à l’interface entre socle et couverture sédimentaires,
En Ardèche nous avons à faire à des gisements de type filons hydrothermal car la région est un ancien site volcanique ce qui explique par la présence de gisement de blende de galène et autres minéraux de filons à basse température,


La galene

La galène est un sulfure de plomb formule PbS,
Il est le minerai de plomb le plus répandu dans la nature après la pyrite la sphalérite et la chalcopyrite,
La galène contient des quantités non négligeables d’argent comme impuretés constituant par la même une source de production de ce métal,
Connu depuis l’antiquité -3000 av JC il était alors utilisé comme colorant noire, pour le maquillage entre autres,
Il est l’un des sulfures les plus courants des gîtes hydrothermaux on trouve deux type d’associations la première étant les gîtes de température moyenne avec blende pyrite galène chalcopyrite, la deuxième étant dans les gîtes de plomb zinc de basse température avec de la chalcopyrite, sphalérite, marcassite, calcite, dolomite et quartz, le tout en dépôt d’origine métasomatique de type skarn, remplacement hydrothermaux dans les calcaires etc…
On peut aussi en trouver mais plus rarement dans des gîtes volcano-sédimentaires, sédimentaires, pegmatitiques et pneumatolytiques,
La galène est souvent de couleur terne mais une cassure fraîche présente un vif éclat métallique,
Elle s’oxyde facilement d’autant plus à haute température, en se transformant en sulfate de plomb formule PbSO4, qui forme alors une couche protectrice en surface et évitant ainsi toutes oxydations profondes,
En présence de gaz carbonique le sulfate de plomb se transforme en cérusite qui est un carbonate de plomb de couleur crémeuse, on peut faire facilement l’expérience en saupoudrant de la poudre de galène avec de l’eau distillé on voit alors apparaître des traînées blanchâtres
La galène ainsi que la pyromorphite (carbonate de plomb) sont des indices de surface précieux pour tout prospecteur trahissant la présence de gîtes hydrothermaux,
La galène à une densité élevée 7,6 on s’en aperçoit tout de suite qu’en on a un échantillon en main par contre sa dureté est faible 2,5 on peut le rayer à l’ongle,

Le marbre cipolin

Aujourd’hui nous allons vous parler du marbre cipolin.
Le marbre blanc aussi appelé cipolin est très rare les anciens l’appelaient aussi lapis carystius ou phrygius,
Le marbre est une roche métamorphique issu du calcaire,
Le cipolin peut aussi présenter une teinte grisâtre notamment lorsqu’il est soumis aux intempéries dans ce cas il suffit d’obtenir un éclat pour retrouver la couleur blanche,
Le cipolin à souvent des veines concentriques à cristaux assez gros pouvant avoir des incrustations de mica,
Le cipolin s’utilisait en colonnes ou en plaques mais aussi comme pierre à aiguiser,


Les schistes talqueux et argileux

Nous avions au cours de nos pérégrinations dans des anciennes galeries de mines rencontrées des coulées sous forme pâteuse de minéraux.
Hélas nous ne savions pas à quoi elle correspondait ca y est nous avons la réponse.
Il s’agit de schiste talqueux de couleur gris pale, gris verdâtre ou blanchâtre
De faible dureté valeur 1 cette roche contient entre 60 et 90% de talc.
Tout ceci nous revoie aux caractéristiques que nous avions constaté la roche est rayable à l’ongle, à un aspect gras au toucher en effet quand on prend cette pâte sur les doigts elle est onctueuse et brillante dans la lumière des lampes comme si elle contenait de la galène ou de la pyrite.
En effet nous avions pens à un mélange d’argile et de fins cristaux de pyrite ou de galène.
Le schiste talqueux provient d’une roche ultrabasique comme la péridotite et la serpentinite qui se sont métasomatisées.
Les schistes talqueux trouvent leur applications comme lubrifiant, réfractaire à la chaleur et aux acides, mais aussi comme matières de charge pour les peinture, le plastique, le papier ect..
Toujours pour faire suite à notre propos nous comprenons mieux les coulées rougeâtres voir vermillon que nous avions remarqué dans certaines galeries.
Là aussi nous avions à faire à une pâte nous pension au départ que nous avions à faire à des traînées d’argile mélangées à du minerai de fer fortement oxydées ce qui pouvait expliquer cette couleur rouge virant parfois au noir.
La aussi nous faisions fausse route car partout ou nous avons observé ces coulées nous nous trouvions dans des terrains schisteux de type houiller ou métallifères.
En fait nous étions en présence de schiste argileux celui-ci pouvant prendre une couleur rougeâtre suite à une élévation de température ayant cuit l’argile.
Donc on peut avoir au sein de la meme coulée un mélange de noir brillant et de rouge foncée.


La blende

La blende ou sphalerite je pense qu’il convient de parler dans le cas d’exploitation de minerais et de sphalerite dans le cas de cristaux.
La blende est un sulfure de zinc de formule ZnS qui cristallise suivant deux formes la wurtzite qui présente une déficience en soufre et la sphalerite qui elle est déficiente en zinc.
La sphalerite est d’éclat résineux avec une couleur variant de l’incolore dans le cas sphalerite pur à jaune brun elle peut devenir noir en présence de fer.
D’origine hydrothermale on la trouve en association avec de la pyrite, de la galene de la chalcopyrite de la calcite et de la dolomite.
La blende était exploité pour la production de zinc notamment dans la région de Laffrey.


Les tourbières

La définition d’une tourbière, est une zone humide, peuplée de végétation, avec des conditions particulières ayant permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe.
Une tourbière se caractérisent, en premier lieu, par un sol saturé en permanence d’une eau stagnante se qui prive d’oxygène les micro-organismes (bactéries et champignons) qui en temps normal décomposent la matière organique.
Dans ces conditions anaérobies, la matière végétale ne se minéralise que très lentement et très partiellement.
Ceci entraîne une accumulation progressive qui forme un dépôt de matière organique mal ou non décomposée : la tourbe.
La tourbe est une sorte de roche végétale fossile.
La nature de la tourbe est donc de la matière organique issu de la dégradation incomplète de débris végétaux dans un milieu saturé en eau.
La tourbe contient au moins 20 % de carbone (30 % dans le cas de tourbes riches en argiles) et peut s’accumuler sur plusieurs mètres d’épaisseur, au rythme moyen de 0,2 à 1 mm par an.
La formation des tourbières résulte du retrait des glaciers lors de la dernière glaciation du Würm, il y a environ 12 000 ans.
Si la couche de tourbe est supérieure à 40 cm ont parle de tourbières sinon on parle de milieux para tourbeux.
Seuls quelques types de végétaux donneront de la tourbe comme les bryophytes (les sphaignes notamment) et diverses plantes herbacées.
La vie d’une tourbière est ponctué d’épisode actif pendant lesquelles de la tourbe est produite et de périodes inactives.
Suivant la nature des végétaux dont elles sont issues on distingue plusieurs types de tourbes.
Les tourbes blondes issues de la transformation des sphaignes sont peut denses poreuses et acides avec une grande richesse en fibre.
Les tourbes noires issues de la transformation de végétation sont à un stade plus avancé de décomposition elles sont plus compactes et contiennent moins de fibres.
Une condition indispensable à la formation et à la vie d’une tourbière est la nécessite d’un milieu gorgés d’eau en permanence.
Plusieurs facteurs interviennent notamment afin d’avoir un bilan hydrique positif les apports d’eau provenant de la pluie la neige le brouillard le ruissellement une source qui doivent êtres supérieurs aux pertes évaporation écoulements.
Une classification des tourbières peut êtres établies suivant différents critères.
Le premier critère étant de nature bio géographique on aura des tourbières boréales, atlantiques, continentales, méditerranéennes, tropicales ou équatoriales.
Le deuxième critère étant l’acidité du milieu on aura soit des tourbières acides ou basiques suivant le pH du milieu les valeurs possibles d’un pH3 (acide) à un pH de 8 (basique) avec une valeur moyenne autour de pH 5.5.
Le troisième critère étant le milieu trophique qui fait référence à la teneur en éléments nutritifs dissous sur l’azote et le phosphore disponible.
Les tourbières pauvres en éléments minéraux sont dites oligotrophes et celles riches sont dites eutrophes, pour celle possédant des valeurs intermédiaires elles sont dites mésotrophes.
On distingue aussi d’autres critères comme la morphologie de la tourbière (plate, bombées) comme leur situation (fond de vallée, creusement glaciaire) mais aussi la végétation dont elles sont issues (sphaignes, roseaux).
Aujourd’hui on utilise une autre classification des tourbières que l’on va examiner maintenant
La tourbière topogenes vient de l’accumulation des eaux de ruissellement ou de l’affleurement d’une nappe dans une dépression.
La tourbière limnogenes elles proviennent du dépôt de végétation flottante.
La tourbière soligenes prennent naissance dans une pente soumise à un écoulement lent mais régulier comme une source par exemple.
La tourbière fluiviogene provient de l’inondation régulière d’une zone par un cours d’eau.

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