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La fabrication de la chaux

La cuisson:
Apres extraction et concassage il est nécessaire de porter le calcaire à une température suffisamment élevée pour le transformer en chaux vive.
Pour cela on utilisait deux type de combustibles suivant leur disponibilités:
Le bois. Il est employé en bûches mélangées à la pierre.
Le charbon, qui a pleinement participé à la révolution industrielle, est mélangé au calcaire.
Les fours :
Le four à alandier
Certainement le plus ancien et surtout le plus artisanal.
Il était composé d’une cheminée, et d’une ouverture à sa base.
Les pierres étaient bâties en voûte face à l’ouverture, puis elles remplissaient la cheminée jusqu’à son sommet.
Un feu était allumé sous la voûte puis était alimenté en permanence durant plusieurs jours.
La chaux était récupérée après refroidissement.
Les quantités produites étaient faibles.
Des fours de ce type fonctionnaient encore au début du 20ème siècle pour des utilisations locales.
Four à alandier

Four à alandier

Le four à mélange
Le four à mélange est également de conception ancienne.
Bâtit en pierres , revêtu à l’intérieur de briques réfractaires, il a l’avantage de produire la chaux en continu:
Le calcaire et le combustible sont mélangés en son sommet, la chaux en étant retirée à la base.
Ces fours donnent un produit de bonne qualité.
Les quantités produites allant de quelques tonnes à près de 200 tonnes par jour.
Ceci en fonction de sa taille et de ses équipements annexes.
Des fours de ce type encore utilisés de nos jours.
Les fours à feu continu, fonctionnant 24 heures sur 24, étaient alimentés primitivement par du charbon puis par du coke, chargés en lits alternés avec la pierre calcaire de la carrière fraîchement taillée en calibre d’environ 15 à 20 centimètres.
Des casseurs travaillent manuellement à cette tâche.
Les fours, de forme tronconique, sont habillés d’une triple chemise de briques réfractaires protégeant le massif de maçonnerie de la combustion.
Lorsqu’ils ne sont pas encombrés, on y distingue une poire centrale en maçonnerie ou « taraud » qui conduit la chaux vers les gueules de défournement ; un cendrier recueille les résidus de la combustion dans la partie inférieure.
Les galeries de défournement, sont généralement voûtées en tiers- point.
Au niveau de la terrasse d’enfournement, un circuit de rails Decauville (type de rails démontables, d’un écartement de 60 centimètres) permettait l’alimentation des fours en pierre et combustible.
Les fours, de quelque 12 mètres de hauteur, ont un diamètre variant de 4,30 m à 5,80 m au sommet appelé gueulard.
Ils sont équipés de bouches de défournement, sans doute dès l’origine, mais étaient alors vraisemblablement dépourvus de cendriers sous-jacents.
La combustion d’un four au charbon durait 72 heures, la température de décarbonatation commençant à 900 degrés, pour atteindre environ 1100 degrés.
En usage jusque dans les années 50, le défournement manuel s’opérait à la brouette et la chaux vive en roche était chargée sur des wagons en bois.
Un bon défourneur – et c’était tout un art – défournait jusqu’à 20 tonnes par jour, l’essentiel du travail étant réalisé entre 8 et 15 heures.
Le tri de la chaux et des cendrées devait alors se faire par le défourneur.
L’installation d’un cendrier sous le taraud est un premier perfectionnement, permettant ainsi de recueillir chaux et cendres séparément.
En outre, le défournement manuel fut abandonné au profit d’un système automatique; ce qui permettait de doubler la production de chaux par jour.
Une galerie souterraine, la « cave », creusée sous les cendriers des fours équipée d’un transporteur menant le produit de la combustion – chaux et cendrée- jusqu’à une chaîne à godets pouvait menait vers un tamis extérieur, de séparation de la chaux des cendrées.
A partir de là, les diverses productions de chaux vive suivaient une chaîne différente.
La chaux en roche de première qualité, était destinée aux aciéries.
La chaux magnésienne destinée aux amendements des terres agricoles, était broyée.
La poudre de chaux était alors ensachée mécaniquementt
La « folle poussière » ou la « fine fleur » qui tombait en dessous, de très bonne qualité, pouvait être recueillie par les ouvriers, pour leur usage personnel.
Elle servait notamment à chauler les maisons.
Enfin, les cendrées, nettement moins chères, étaient surtout utilisées en agriculture.
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