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La fabrication des tuiles

La fabrication des tuiles commence tout d’abord par la carrière qui va fournir l’argile nécessaire,
L’argile est extraite de carrière à ciel ouvert,
Au début l’extraction se faisait à la pelle et à la pioche l’argile étant ensuite transporté à l’aide de brouette ou au mieux avec une ou des charrettes suivant l’importance de la tuilerie,
Suivant l’importance de la tuilerie l’extraction pouvait se faire aussi à l’aide d’une drague les godets de déversant en général dans des wagonnets identiques à ceux des mines,
L’ensemble prenant ensuite la direction de la tuilerie il existe encore aujourd’hui en France des vestiges de voie de 60 pour les tuileries,
Le progrès venant les trains de wagonnets laisseront leur place au bulldozer et au camions,
A la tuilerie de Sousville seul le transport manuel par brouette ou peut être animal a était utilisé nul trace de voie étroite ou d’installation mécanique n’est visible autour de la carrière,
Maintenant commence un difficile travail il faut préparer l’argile,
Différentes opérations vont alors se succéder, il va falloir la broyer et la malaxer cette opération était faite par des hommes qu’on appelait les marcheux car il piétinait l’argile ensuite venait les batteurs qui coupaient, retournaient et arrosaient l’argile pour extraire les impuretés,
Cela explique pourquoi sur la photo de la tuilerie de Sousville que nous avons pu consulter les hommes étaient tous sauf un pieds nus,
Aujourd’hui des moyens mécaniques sont venus remplacer les actions des hommes des meules broient l’argile,
Afin d’améliorer la qualité finale de la tuile on ajoutait aussi différents ingrédients comme de la baryte ce qui permettait de faire rougir les tuiles, mais aussi d’autres nuances d’argiles et du sable pour aérer la tuile pour améliorer sa respiration,
Venait ensuite l’opération de moulage de la tuile la forme de celle-ci vient dit on de la cuisse des mouleurs car avant l’apparition de forme mécanique de moulage la personne utilisait sa cuisse pour mettre en forme son pâton d’argile,
Ensuite viendra le temps des formes en bois, en premier lieu on donnait une forme plane à la tuile le moule un simple cadre de bois étant alors posé une table qu’on saupoudrait de sable afin que l’argile n’adhère pas dessus, on pressait alors l’argile avec une contre forme et on coupait tout ce qui dépassait, après on pose la forme ainsi obtenu sur une empreinte pour lui donner sa forme de canal,
A la fin du XIX siècle cette activité manuelle se mécanisera grâce à la machine à mouler les tuiles,
L’argile étant un produit gorgé d’eau il faut maintenant passer à une étape très importante le séchage, auparavant cette étape se faisait en plein champ les tuiles séchant à l’air libre,
La aussi le progrès amènera son lot tout d’abord le séchage se fera sur des clayettes ranges dans un local ventile naturellement comme les séchoirs à noix ce qui permettait d’économiser de la place au sol, par la suite des fours de séchage feront leur apparition les tuiles étant alors toujours charges sur des clayettes mais celle-ci sont maintenant sur des wagonnets qui traverse le four tunnel de séchage,
Maintenant vient l’étape la plus critique de l’opération la cuisson des tuiles car il faut que les tuiles soient bien sèches,
Les premiers fours de cuisson étaient à ciel ouvert l’empilement des tuiles devenant alors le four en lui même,
Ensuite on verra apparaître des fours plus construits avec une cheminée pour améliorer le tirage et la circulation de la chaleur,
Les fours ont continuer à se perfectionner pour arriver au four Hoffmann celui-ci était un four à combustible tournant je m’explique le four était une grande pièce dans laquelle on déplaçait la source de chaleur ce qui permettait pendant la cuisson d’une partie des tuiles d’enlever celles qui étaient cuites et en même temps de recharger le four le travail de chargement était effectués par des enfourneurs et le déchargement par des défourneurs,
L’évolution continuant on vit apparaître alors le four tunnel avec une source de chaleur fixe contrairement au four Hoffman,
L’enfourneur mettait alors sur des wagonnets des tuiles sèches et les séparait avec des tasseaux pour laisser passer les gaz chauds entre les rangs de tuiles,
Ensuite à l’autre bout du four le défourneur sortait les tuiles et les vérifier au son pour voir si elles n’avaient pas de défaut internes il faisait aussi une inspection visuelle pour éliminer les tuiles tordues ou bosselés
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