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Fermeture d'une mine à Trélazé

Pays de la Loire

vendredi 23 janvier 2009

Ardoisières de Trélazé: une des deux mines ferme

Le puits des Fresnais va être fermé début mars. Voici dix ans, les Ardoisières avaient investi plusieurs millions d’euros pour y construire une descenderie, galerie en pente pour les impressionnants camions miniers. : Archives Ouest-France

C’est la seule exploitation d’ardoise encore en activité en France, près d’Angers, et elle va fermer l’un de ses deux puits. Et supprimer une cinquantaine de postes. Explication: la crise dans le bâtiment.

Une page se tourne aux Ardoisières de Trélazé (Maine-et-Loire), réputées pour la qualité de leurs ardoises utilisées, notamment, par les Monuments historiques. La mine des Fresnais sera fermée, dès le mois de mars.Le groupe Imerys avait investi plusieurs millions d’euros dans cette mine, voici dix ans. Avec une descenderie où les impressionnants camions miniers chargeaient directement le schiste, à moins 160 mètres sous le niveau de la mer.

La faute, selon la direction, à la crise dans le bâtiment. Les Ardoisières ont enregistré une baisse des ventes de 20 % l’an dernier. Et cela s’est accéléré, ces derniers mois, jusqu’à moins 40 %.

Des ardoises du Brésil et de Chine

L’entreprise avait déjà pris des mesures de chômage partiel. Quelque 200 salariés sur les 230 sont restés chez eux en janvier. « Ils ont perdu entre 150 € et 600 € selon leur ancienneté et leur salaire », déplore Hervé Sabba, de la CGT.

Cette mesure n’a pas suffi. « La mine n’était plus viable. Nous perdions de l’argent, justifie Philippe Dufour, directeur général. Il fallait nous réorganiser. » Les vingt mineurs qui travaillaient aux Fresnais seront rapatriés aux Grands-Carreaux, désormais seule mine exploitée.

Une troisième équipe va être constituée. Mais les effectifs diminueront tout de même d’une cinquantaine de salariés dans les deux ans. Les départs en retraite ne seront pas remplacés.

Pas de quoi rassurer le responsable syndical CGT. « Ce n’est pas une bonne chose de se priver d’un des deux puits. Nous n’avons plus aucune marge de manoeuvre. »

Hervé Sabba reproche au groupe de vendre de l’ardoise du Brésil et de Chine. « Ils organisent une nouvelle fois leur concurrence, comme ils l’avaient fait avec l’ardoise d’Espagne. Nous craignons que lesArdoisières ne se transforment en entreprise de négoce plus qu’en entreprise de production. Pour gagner plus d’argent ! »

Ces ardoises importées ne représentent que quelques centaines de tonnes. « C’est insignifiant par rapport à l’extraction angevine qui s’établit autour de 13 000 tonnes! » La direction ajoute qu’il n’y a pas de concurrence : « Là où nous mettons une ardoise de Chine, nous n’aurions pas mis une ardoise angevine. »

Quoi qu’il en soit, les Ardoisières traversent une nouvelle passe difficile. La direction affirme n’avoir pas eu le choix : « Cette réorganisation sauvegarde l’activité sur le site de Trélazé. Et évite un plan social. »

Jean-Michel HANSEN.
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