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Emile Gueymard

Jean-François-Emile GUEYMARD (1788-1869)

D’après un texte publié dans le LIVRE DU CENTENAIRE (Ecole Polytechnique), 1897, Gauthier-Villars et fils, TOME III p. 130

GUEYMARD (promotion de 1806 de Polytechnique), est né à Corps (Isère), le 29 février 1788, et mort à Grenoble, le 31 décembre 1869, retraité comme Ingénieur en chef le 22 mars 1848, et le 7 octobre 1849 comme doyen de la Faculté des Sciences, où il professait l’Histoire naturelle. Gueymard peut être cité comme un des meilleurs types de ces Ingénieurs d’autrefois, satisfaits de vivre dans leur province, entourés du bon renom d’une vieille famille, de la notoriété personnellement acquise par des travaux sérieux et désintéressés, et de la juste considération due à de tels services, refusant de venir à Paris soit au début de la carrière, en 1816, pour prendre la chaire de Docimasie de l’Ecole des Mines, qui échut ainsi à Berthier, soit en 1840, pour entrer au Conseil général. Nommé à Grenoble en 1824, il y obtint la chaire d’histoire naturelle à la faculté des sciences. Il ouvre un cours d’arithmétique et de technologie pour les enfants et les ouvriers. L’année suivante, il crée un laboratoire départemental de chimie à Grenoble, où il fait gratuitement des analyses (4 à 5 heures par jour).

Gueymard étudia à fond son cher Dauphiné; il s’est prodigué pour en faire connaître les ressources, et fournir à tous le concours de ses connaissances et de son expérience. Il a donné, avec cartes, en avance sur presque tous les autres comme pour les laboratoires, les statistiques géologiques et minéralogiques des Hautes-Alpes (1820) et de l’Isère (1831). Il a travaillé personnellement quatre à cinq heures par jour à son laboratoire, où il a exécuté, de 1825 à sa mort, 11500 analyses, dont 3000 de chaux hydrauliques et ciments, et 4000 de terres végétales. Il a amélioré le captage des eaux minérales d’Uriage et d’Allevard, et créé, en 1828, la première distribution d’eau douce de Grenoble; il en établit ensuite dans diverses villes du Dauphiné, puis à Nîmes dans le Gard, et enfin à Chambéry, sur la demande du roi de Piémont, et partout à titre complètement désintéressé.

Candidat malheureux à la députation (1848), il est mis en retraite (1849) et manque de perdre la direction de son laboratoire départemental.

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