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Le musée de la Viscose

Ce musée situé sur l’ancien site de la Viscose à Echirolles
En 1884, dans le nord de l’Isère, le comte Hilaire de Chardonnet met au point le premier fil de soie artificielle.
Fabriquée à partir de la pâte à bois, la viscose connaîtra un développement industriel très important avant de se voir concurrencée par les textiles synthétiques dans les années 50.
Créé en 1989 à la suite de la fermeture de l’usine de Grenoble, dernière usine en France à produire de la rayonne viscose par le procédé turbine.
Le Musée de la Viscose, seul musée en France consacré à la soie artificielle, retrace l’histoire de l’invention, le procédé de fabrication et l’univers quotidien des viscosiers.
Sur deux niveaux, il présente successivement l’histoire de l’invention de la soie artificielle, le procédé de fabrication, le travail dans l’usine, la vie des ouvriers dans la cité, et l’histoire de l’usine de Grenoble.
Les machines et objets sont mis en situation à l’aide de vidéos, de photos et de textes qui proposent de nombreux témoignages d’anciens viscosiers.
Ce musée dédié à la mémoire des milliers d’ouvriers de toutes nationalités qui se relayèrent jour et nuit soixante-dix ans durant de 1925 à 1989, dans des conditions difficiles, pour filer la soie artificielle.
Le synthétique finit par démoder la viscose la grande cheminée, par laquelle s’évacuait l’abominable odeur d’oeuf pourri.
Le musée dispose également d’un centre de documentation et d’une salle de réunion.
Visites commentées sur rendez-vous tous les jours de l’année pour les groupes. Les visites sont assurées par d’anciens viscosiers (1h30).
Ouverture : du lundi au samedi de 14h à 17h, fermé les mardis,dimanche et jours fériés.
Tel 04 76 33 08 28
27, rue du Tremblay – 38 130 Echirolles
internet : http://www.musee-dauphinois.fr/03patri/musd/echirolles.html
e-mail : musee-viscose@ville-echirolles.fr

Profitant du temps exécrable de ce jour nous en profitons pour aller visiter le musée de la Viscose, en effet celà fait dejà pas mal de temps que nous voulions y aller.
Nous démarrons notre visite par le rez de chaussée qui est consacré à la fabrication de la viscose ou soie artificielle.
On nous presente l’historique du développement de la soie artificielle avec les différents acteurs du domaine, puis on nous explique la fabrication dans l’ordre chronologique.
Depuis l’arrivée en chemin de fer depuis les usines Bouchayer Viallet des blocs de papier qui fourniront la cellulose, jusqu’au produit final.
Toutes les etapes sont decrites les machines nous sont presentés de maniere synthetiques et claire, on nous explique le pourquoi de l’installation de l’usine sur le site du Rondeau.
Il faut savoir que la production de Viscose est extrêmement gourmande en énergie électrique et en eau, d’où la construction d’une centrale électrique sur le site alimentée par le charbon de la Mure, et la présence du Drac à coté et de nappes phréatiques pour l’eau.
On suite le processus chimique la cuisine en quelque sorte qui va produire la matière brute de viscose avant filage, puis on arrive au filage avec une machine imposante sur laquelle la matière devenait un fil.
Ensuite on continue la visite avec le traitement du fil afin de le preparer à etre conditionné pour la vente.
Tout d’abord le fil est nettoyé afin de le débarrasser des impuretés chimiques puis tout un travail est effectué pour lui donner sa resistance pour la mise en forme de celui-ci avec des étapes de séchage d’humidification.
Quand on sait que le fil était travaillé dans une ambiance à 90% de taux d’humidité on imagine sans peine les conditions extrêmes dans lesquelles devait travailler les ouvriers et les ouvrières sans parler du bruit.
Enfin on arrive à la mise en forme du fil avec le retordage et le bobinage afin de le conditionner pour l’industrie textile.
On prendra soin de lire les témoignages des gens qui ont travaillées à la Viscose mémoire ouvrière qui décrit les conditions de travail.
On passe ensuite au premier étage ou nous arrivons dans la salle consacré à la mémoire de viscosiers.
Un premier panneau nous accueille avec des exemples de tissu réaliser en Viscose, ensuite nous passons au service médical ou des instruments d’époque sont exposés.
Nous ici dans le monde des cols blancs en effet un peu plus loin nous arrivons au laboratoire qui contrôlait la qualité des produits.
On évoque aussi les conflits sociaux  qui ont agité la vie de l’entreprise notamment le confilt de 1952, d’autres conflits sont aussi évoqués comme celui des mineurs de la Mure.
Tout au long de ce processus on se rend compte à quel point le métier de viscosier était un travail dur pénible et difficile.
Ensuite nous montons au deuxième étage ou se trouve l’exposition temporaire à l’atelier à l’usine l’Isere au travail.
Cette exposition se compose de photos montrant les ouvriers et les ouvrières de différents corps de métier dans le département des gantières, des tanneurs, des mineurs, des ouvriers de Keller chaque photo est commenté et nous invite à un voyage dans le temps.
Cette exposition est très émouvante les photos étant en noir et blanc celles-ci sont porteuses d’une émotion et de sentiments.

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