Just another WordPress.com site

Lacaze. Le vestige de la mine remis à neuf

Le chevalement de l’ex-puits central, à Lacaze, unique vestige de l’aventure minière du Bassin, évoque tout un monde. De 1903 à 1906, il est creusé à la côte 127. En 1936, il atteint la cote 151. À la cote 90, se trouvait une immense salle, comprenant les écuries, le réfectoire et l’atelier d’entretien. Jusqu’en 1950, il servait à descendre le matériel et remonter le minerai à l’aide de wagonnets. À partir de 1950, deux cages transporteront 1 000 mineurs par jour (22 par cage), jusqu’en janvier 1966 et l’arrêt définitif de la production.

Depuis, cette sentinelle impassible donnait des signes de fatigue, notamment la rouille qui l’attaquait sans vergogne. L’ASPIBD, entre autres, avait alerté les élus.

Les doléances n’ont pas été vaines: le lancement officiel des travaux de rénovation de cet emblème a eu lieu hier après-midi.

Didier Rateau, le responsable de l’entreprise spécialisée en charge de cette réhabilitation, a présenté aux élus son diagnostic (lire notre édition de samedi) et les travaux à venir.

Malgré des craintes bien légitimes quant à l’état de la vieille structure en question, l’entrepreneur s’est voulu rassurant : « Les poteaux porteurs et les poutres maîtresses sont solides. Nous aurons à remplacer surtout des balustrades et certains planchers (qui seront réalisés par le lycée de Decazeville) ». La société Déchets service 12, à Villefranche, évacuera et traitera les déchets inhérents.

FAIRE VIVRE CE LIEU

Pour les élus de la communauté de communes urbaines, conscients de l’importance que revêt ce monument aux yeux des habitants du Bassin et de son aspect «héritage historique», cette rénovation s’inscrit comme un devoir de mémoire. « À nous de faire vivre ce site exceptionnel, de ne pas en faire un orphelin. Il faudra l’inscrire dans nos futures programmations culturelles », explique Odette Christophoul.

Jean-Pierre Ladrech, vice-président de la communauté, a remercié au nom de tous les élus Michel Herranz, le président de l’ASPIBD, qui, avec conviction, a trouvé l’entreprise adéquate : « il nous a servi de lien, grâce à lui le projet arrive à terme. Place maintenant aux travaux ».


Travaux et financement

L’entreprise Rateau, spécialiste dans les « travaux acrobatiques », travaillera en deux phases. La première s’étalera jusqu’à mi-octobre, avec sablage et peinture (de couleur grise) de la partie haute du chevalement. La seconde phase se déroulera de juin à octobre 2010 avec sablage et peinture de la partie basse. « Nous travaillons l’été pour éviter l’humidité », explique Didier Rateau. La réfection de la couverture et la mise en valeur par un éclairage compléteront ces travaux.

La phase 1 reviendra à 100 000 €, financée par le FNADT (27 %), Charbonnages de France (12 %) et la communauté des communes. La phase 2 se montera à 160 000 €, financée en partie par la communauté de communes. Des demandes de subventions ont été adressées au département et à la région. Enfin, il est question d’une souscription publique : entreprises privées, monde associatif, particuliers. Avis aux amateurs.

Article extrait dee La Depeche du 29/06/2009

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s