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Les carrieres de marbre du Dauphiné

Voici des extraits concernant les carrières de marbre de la région dauphinoise ces informations sont extraites de Google Books

Parmi les carrières exploitées , les plus importantes sont celles qui fournissent le marbre noir. Cette variété a été recherchée,il y a une douzaine d’années, dans plusieurs localités,notamment au Villars-Saint-Christophe et à Nantes,près la Mure , à la SalIc-en-Beaumont et à Corps.
C’est dans cette dernière commune que les fouilles ont eu le plus de succès; on y a découvert du marbre de belle qualité, mais qui avait le défaut d’être traversé par de fortes veines blanches,en sorte que c’est à peine si un tiers des blocs était exploitable.
En 1843, M. Bernard, devenu concessionnaire de toutes les carrières communales de Corps, a entrepris de nouvelles recherches dans la montagne dite des lia viol les,et a été assez heureux pour y rencontrer des bancs qui l’emportent de beaucoup en qualité sur ceux qui avaient été découverts précédemment.
Les veines blanches, qui se montraient çà et là à la surface, disparaissent peu à peu à mesure que l’on s’approfondit, et dans quelque temps l’on pourra extraire des blocs d’un noir parfait et de grandes dimensions.
Les carrières de Corps et de ses environs fournissent annuellement 60 mètres cubes de marbre noir; celles de Laffrey, à 15 , et celles du Peychagnard et des Chuzins , 5 à 10 seulement.
L’industrie des marbres a fait, depuis une vingtained’années, de grands progrès dans le département de l’Isère.
En 1820, il n’existait que deux marbreries situées à Grenoble, et occupant en tout une dizaine d’ouvriers. Les marbres qu’on y travaillait venaient du Peychagnard et de Laffrey.
La production locale était bien faible.
On était obligé d’avoir recours aux marbres du Vivarais, deChumerai, de Crussol et de Saint-Amour (Jura). Les marbres étrangers nous arrivaient tout sciés, attendu que les scieries de cette époque ne pouvaient mettre en mouvement qu’une douzaine de lames.
Aujourd’hui nous possédons trois usines avec moteurs hydrauliques, situées au pont de Pique-Pierre, commune de Saint-Martin-lc-Vinoux ; à la Mure et à Vizille.
Ces moteursmettent en mouvement 50 à 60 lames, et scient entre en trois, par an, 120 à 140 mètres cubes ; ce qui fait un ensemble de 3600 à 3800 mètres carrés en tranches.
Une grande partie de ces produits est vendue pour être confectionnée et polie, soit à Grenoble, soit à la Mure.
Ce qui ne peut être placé dans notre département est transporté à Lyon, à Saint-Etienne, à Valence, à Chambéry et dans d’autres villes des environs.
Ce n’est que depuis une douzaine d’années que les marbres du Dauphiné sont ainsi vendus comme matière première aux marbriers étrangers.
Les trois usines dont on vient de parler produisent moyennement chaque année 3700 mètres carrés de marbre scié en tranche, qui, à raison de 18 fr. le mètre carré, valent 66,600 fr.
Chaque scie est servie par trois ouvriers travaillant 300 jours par an; le nombre total des journées est par conséquent de 2,700.
Le total des salaires ne s’élève qu’à 3,300 francs, on, moyennement, à 1 fr. 22 par jour.
Ce prix moyen de la journée est peu élevé, parce que parmi les ouvriers employés se trouvent des femmes et des enfants.
Le travail des tranches occupe, dans les ateliers de M. Bernard et dans ceux de M. de Venta von , 40 ouvriers, qui travaillent 300 jours par an , et dont le salaire total s’élève à 24,000 fr. environ.

Journal des mines
De France Conseil général des mines, France Agence des mines

Marbres du département de l’Isère.
blanc de Flumay.
des Chalanches. Voir Chalanches
gris des Chalanches. Voir Chalanches
blanc du désert. Voir Désert
de diverses couleurs. Voir Désert
d’Angray. Voir Angray
de corps. Voir Corps
de Laffrey. Voir Laffrey
de la grande – Chartreuse. Voir Grande Chartreuse
de la Porte de France. Voir Porte de France
de Malaval. Voir Malaval
de Meylan. Voir Meylan
de Peychagnard. Voir Peychagnard
de Peysonnier. Voir Peysonnier
de Saint-Ëgrève. Voir Saint Egreve
de Saint-Girond. Voir Saint Girond
de Saint-Hugon. Voir Saint Huguon
de Saint-Quentin. Voir Saint Quentin
de Sassenage. Voir Sassenage
de Théys. Voir Theys
du Fontanil. Voir Fontanil
Noir, etc., de Seissin. Voir Seissin

Annales de l’industrie nationale et étrangère
De Louis Sébastien Lenormand, Jean-Gabriel-Victor Moléon
VI. MARBRES DE L’!SÈRE.
On trouve dans plusieurs endroits du département de l’Isère, et notamment dans les ruines de Vienne, des monuments et des fragments de sculpture ou d’architecture en beaux marbresde ce département, ou des départements voisins qui en possèdent également de riches carrières.
Les marbres de l’Isère sont de différentes époques de formation ; quelques-uns appartiennent à la grande chaîne granitique; leur gisement , leur manière d’être et leur disposition entre les couches de roches primitives, micacées, feldspathiques, ou amphiboliques , prouvant évidemment que leur origine est contemporaine de celle de ces roches , nous les désignerons sous le nom de marbres primitifs.
Parmi les autres , les uns appartiennent à la classe des roches de transition , ou intermédiaires , dénomination que nous leur conserverons et les autres aux terrains secondaires.
Ce sont les marbres secondaires ou coquilliers, que nous distinguerons d’une dernière espèce de marbre , celle des marbres pouddingues.
Marbres primitifs.
Nos marbres calcaires primitifs ont la contexture grenue, à grains plus ou moins gros, d’une structure lamelleuse, et d’une apparence cristalline ; leur couleur est communément peu variée; ils sont mélangés accidentellement de mica, de quartz, de hornblende, de talc, de grenat, de fer, etc.
1°. Marbre blanc, des aiguilles de Flumay. Pesanteur , 2,676 kilog. le mètre cube.
Le Flumay est un ruisseau qui arrose la vallée de Vaujani en Oisans.
Il a ses sources dans les montagnes de la Clochette, sous les Grandes-Rousses.
On trouve sur la rive droite de ce ruisseau un marbre blanc à cassure grenue ; il est un peu micacé, mais très compacte et homogène ; il est recouvert par un calcaire argileux secondaire, dont les couches sont verticales et dirigées nord et sud.
Au pied de ces couches calcaires on trouve de grands amas de chaux sulfatée anhydre.
Ce marbre, qui est très-beau, serait propre pour les statuaires et les ornements d’architecture des intérieurs et des extérieurs.
Il est susceptible d’un poli vif; son exploitation est facile, mais les transports ne peuvent se faire qu’à dos de mulets , ou avec des traîneaux sur la neige, faute de chemins à voiture.
2°. Marbre blanc , des Chalanches d’Allemont; pesanteur, 2,673 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est en couches dirigées du nord au sud , et inclinées de 6o degrés environ à l’ouest; elles alternent avec des roches granitiques, micacées et amphiboliques ; ces couches sont peu épaisses et d’un accès difficile.
Ce marbre est très-compacte , il a la contexture grenue et saccharoïde ; il est d’un blanc assez pur, et quoiqu’il soit quelquefois un peu micacé il serait bon pour les sculpteurs.
3°. Marbre gris des Chalanches ; pesanteur ,2,764 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est du même gîte que le précédent; il provient d’une couche inférieure qui est adhérente à l’amphibole; il est très-serré et très-compacte.
4°. Marbre blanc , gris et rose des Chalanches ; pesanteur, 2,674 kilogrammes le mètre cube.
La teinte rose de cette variété, qui me parait due à du manganèse oxydé , la rend- très précieuse.
Ces trois variétés de marbre d’Allemont ne peuvent être exploitées que difficilement.
Elles se trouvent dans le chemin des mines d’argent , des Chalanches , dans un escarpement à plus de 1800 mètres au-dessus de la mer  et à 1 kilomètre environ à l’ouest des maisons de la raverse, dernier hameau de la montagne : on ne pourrait descendre les blocs de marbre que sur la neige , avec des traîneaux.
5°. Marbre blanc du Désert ; pesanteur , 2,672 kilogrammes , le mètre cube.
Au désert de Valjouffrey, dans la vallée de la Bonne, on trouve un marbre blanc saccharoïde, à contexture grenue, et spathique laminaire.
Il est d’un accès facile, mais la Carrière ne peut être exploitée, faute de chemin.
Ce marbre est très-beau et serait propre pour les statuaires et les beaux ornements d’architecture.
6°. Marbre blanc, rose et vert du Désert, pesanteur, 2,672 kilogrammes 5o , le mètre cube.
Cette variété se trouve dans les couches inférieures du gîte précédent; c’est un véritable cipolin ; il est micacé irrégulièrement, et contient quelquefois des grenats, de l’épidote vert et du fer oxidulé.
C’est un de nos plus beaux marbres ; mais il faudrait pratiquer des chemins pour pouvoir parvenir aux carrières.
Au revers de la montagne et dans les Hautes-Alpes est le Valgodemar, dans lequel on trouve les mêmes roches plus abondantes, plus variées et d’un accès plus facile.
SUITE DES MARBRES DE 1’lSÈRE
Marbres intermédiaires .
Ces marbres sont plus nombreux que les précédents. Plusieurs d’entre eux sont exploités avec succès.
7°. Marbre noir de Seissin ; pesanteur, 3,583 kilogrammes le mètre cube.
Ce marbre est d’un noir assez intense ; parfois il présente , dans sa couleur , des lignes grises ou noirâtres, parallèles et ondulées, qui rompent l’uniformité du fond noir : son grain est uni, fin , serré et compacte ; il ne se trouve que par blocs isolés et roulés , d’un volume plus ou moins considérable , on en a fait beaucoup de cheminées , de tables et de consoles , à Grenoble.
8°. Marbre noir et jaune de Seissin ; portor ,pesanteur, 2,585 kilogrammes le mètre cube.
Le fond noir ou gris du précédent est coupé de filets jaunes ou jaunâtres plus ou moins intenses.
Cette variété est un véritable portor; il est très-recherché ; il se trouve également dans
les montagnes voisines , en blocs isolés et roulés : nous n’avons pu en découvrir le gisement primitif.
9°. Marbre noir, jaune et blanc de Seissin, pesanteur, 2,583 kilogrammes le mètre cube.
C’est la même variété de portor que la précédente, dans laquelle des veines blanches irrégulières et plus ou moins larges se coupent en tous sens, et croisent en même temps les veines jaunes du portor. Ce marbre est un des plus beaux de France; il prend un poli très- vif, il est très-recherché.
On en voit de superbes cheminées et de très-belles tables dans Grenoble.
10°. Marbre noir et brèche de Seissin ; pesanteur ,2,583 kilogr. le mètre cube.
Le marbre noir de Seissin et ses deux variétés ci-dessus présentent souvent, dans leur masse , des fragments d’un marbre blanc très-dur et très-compacte, qui est parfois nuancé ou veiné de rose ou de violet. Ce marbre est très beau , et encore plus recherché que les précédens ; son grain est fin et serré : il se trouve ,comme les autres, en blocs irréguliers et souvent très-volumineux.
11°. Marbre noir, jaune et blanc de Theys ; pesanteur, 2,588 kilogrammes le mètre cube.
Le marbre noir de Theys est en blocs isolés et roulés, ainsi que je l’ai dit ci-dessus.
Il est très-beau et présente beaucoup d’analogie avec celui de Seissin; le fond est de gris noir, et veiné parallèlement et coupé de filons jaunes et blancs avec des fragments de marbre blanc, rose et violet de diverses couleurs.
Ce superbe marbre convient parfaitement pour les ameublements et les décors d’architecture de grand caractère.
Le transport de cesCette chapelle est située au-dessus du hameau de Cours , près de la grande combe qui sépare les communes d’Auris et du Frénay dans l’Oisans.
Le fond de cette combe présente un superbe marbre pouddingue de calcaire compacte, à ciment de spath calcaire, gris ou verdâtre ,qui a lié ou réuni une très-grande quantité de petits cailloux calcaires, blancs , jaunes, rouges, verts, gris, noirs, qui l’ont fait désigner sous le nom de pouddingue universel à cause de toutes ses couleurs.
On y trouve aussi quelques pyrites éparses ça et là dans la masse.
Ce marbre , qui est susceptible d’un très beau poli , est d’une exploitation difficile faute de chemin.
On en a cependant fait quelques monuments et de très-beaux décors à Grenoble : c’est un des plus beaux marbres de France.
29°. Pouddingue de la gorge de. Malaval ;pesanteur, 2,5go kilogr. le mètre cube.
On trouve sur les rives de la Romanche , dans la gorge de Malaval , de beaux blocs isolés d’un pouddingue .universel, blanc, gris , rouge ,vert , jaune et noir.
Les carrières sont près du hameau de la Chardoussière , dans la commune du Villars d’Arène.
Il y a lieu d’espérer que la nouvelle route d’Italie par l’Oisans facilitera l’exploitation et l’exportation de ces deux espèces de marbres, qui sont, l’une et l’autre, très-variées, très-agréables et très-recherchées.

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