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Dix ans pour tenter d'effacer la pollution du site de Salsigne

En dix ans, bien des choses ont changé à Carcassonne et dans le Carcassonnais. L’Indépendant a enquêté dans différents domaines de la vie quotidienne. Aujourd’hui : l’environnement, marqué par la « décennie de la dépollution » de Salsigne.

Dix ans. Il aura fallu près de dix ans pour passer d’une friche industrielle potentiellement dangereuse pou r toute une région à une colline nettoyée et surveillée en permanence. Les deux photos ci-contre montrent le colossal travail accompli (et financé par de l’argent public) sur le site qui faisait partie, à l’orée des années 2000, des « plus pollués de France ».
Un peu d’histoire

Souvenons-nous. En 1999, Salsigne n’est plus le grand complexe industriel qu’il était encore dix ans plus tôt. Depuis quatre ans, l’usine

de Lacombe-du-Sault (construite au départ pour traiter le minerai d’or, puis reconvertie en unité de traitement de déchets industriels) a fermé, laissant à l’abandon quelque 80 000 tonnes de produits toxiques. Plus haut, vers Salsigne et Villanière, la mine d’or continue, elle, l’extraction et le traitement de minerai fin. Mais on sait déjà que cette activité, tributaire du cours de l’or, ne tardera pas à fermer. D’autant que, tandis que l’économie du secteur décline, l’inquiétude des populations riveraines grandit quant aux pollutions qu’elle continue d’engendrer. La première réaction de l’Etat sera la mise en place, fin 1999, d’un plan de surveillance de la vallée de l’Orbiel, qui se poursuit encore aujourd’hui.
Chantiers immenses

En parallèle, après d’âpres négociations sur la responsabilité juridique du lieu, l’Agence départementale de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) est chargée d’un vaste plan de dépollution du site de Lacombe-du-Sault, qui démarre en septembre 2000. Il faudra six ans pour évacuer les déchets les plus dangereux, enfouir sur place les autres, détruire les bâtiments bourrés d’arsenic, canaliser les eaux de ruissellement vers une station d’épuration et enfin démarrer la revégétalisation de l’ensemble, le tout pour un coût de 33,5 M E . Mais entre-temps, la fermeture de la mine d’or se précise. En juillet 2001, un protocole est signé avec l’Etat pour la réhabilitation du site de la société « Mines d’Or de Salsigne », qui prévoit le financement à 54 % de la remise en état du site minier par de l’argent public. Là aussi, le chantier est immense : démantèlement des bâtiments, traitement de minerais déjà extraits, comblement partiel de la mine à ciel ouvert, dépollution des eaux, et reprise de deux anciens sites miniers du secteur, supposés entretenir la pollution de fond à l’arsenic de toute la vallée. Ce travail de titan est lui aussi aujourd’hui achevé. Mais une surveillance permanente de la totalité de l’ancien site est toujours en vigueur, sous la houlette du BRGM. Et nul ne peut dire pour combien de temps encore…

Dossier Laurent Rouquette

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