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L'extraction de l'argent du plomb

La galène est la principale source d’argent mime si la teneur en est extrêmement faible, en effet la valeur maximum étant de 1%.
En effet peu de mine possède de l’argent natif, on notera toutefois la découverte d’un bloc d’argent massif de 540 kilos sur le site de Ste Marie aux Mines en Alsace,
On trouve aussi de l’argent associé au cuivre gris dans les mines, mais dans ce cas on ne trouve que peu de galène,
La séparation de l’argent dans des minerais autre que la galène est plus difficile à mettre en oeuvre, sans compter que les pertes sont plus importantes,
Nous allons voir maintenant le procède de séparation du plomb et de l’argent,
Après extraction du minerai de la mine celui-ci est lavé est brocardé,
Dans un premier temps on effectuait un grillage de la galène à haute température au environ de 1050° de manière à extraire le soufre du plomb, ce qui donnait un oxyde plomb et non plus un sulfure,
Deux méthodes étaient alors possibles pour le grillage soit le charbon pour la galène impur et peu riche en argent soit le fer pour les galènes très siliceuses,
Examinons tout d’abord la méthode par le charbon,
Le grillage du minerai s’effectue soit dans un four a réverbère soit en tas, l’opération suivante se passe dans des haut fourneaux de petites dimensions,
Suivant les réactions pendant le grillage on obtient à la fin des scories et du plomb ou bien les mêmes éléments cités mais en plus des mattes plombeuses (sous sulfure de plomb) au fur et à mesure le plomb devenant liquide il s’accumule dans la sole du four,
Passons maintenant à la méthode par le fer,
Le grillage du minerai s’effectue cette fois-ci directement dans un four a réverbère ou four à manche sans étape préalable en ayant ajouté de la fonte de fer et des scories de traitement précédent,
On obtient du plomb mais aussi des mattes plombeuses qu’il faudra repasser dans le four,
Comme tout plomb celui-ci contient une part d’argent qu’il va falloir séparer suivant le procédé de la coupellation,
Mais examinons les réactions permettant cette séparation, il faut savoir que le plomb est facilement oxydable et son oxyde est facilement fusible, l’argent lui n’est pas oxydable de plus le point de fusion de celui-ci est bien supérieur à celui du plomb,
On pratique donc une fusion dans une coupelle dont un des bords possède une échancrure pour laisser couler le plomb, tandis qu’une partie retourne dans la coupelle,
Un premier oxyde se forme alors de couleur noir il est très impur on l’appelle l’abstritcht, celui qui vient après s’appelle le litharge il est de moins en moins impur,
Au fur et à mesure que la coupellation avance la masse de plomb va en diminuant et la part d’argent augmente se concentrant au fond du creuset, à la fin il ne reste plus que de l’argent dans la coupelle avec un peu de plomb,
L’abstricht sera traité avec le minerai, tandis que le litharge sera réduite avec du charbon dans un fourneau à manche,
Tout l’art du fondeur lors de cette opération ôtait de conduire sa fusion avec un minimum de pertes pour épuiser le plomb et récupérer l’argent, tout en se protégeant des dégagements de vapeurs toxiques,
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