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Méthodologie de recherches des anciennes mines

Nous allons aujourd’hui vous parler de la méthodologie de recherche pour l’archéologie minière.
La recherche dans ce domaine implique deux axes d’approche l’une archéologique et l’autre historique.
Une recherche archéologique qui se déroule sur le terrain qui sera la principale source d’informations le tout recoupé avec une minutieuse préparation (étude des cartes géologiques, informations disponible sur les cartes topographiques pour la nature du terrain, informations diverses paroles et histoires des anciens…)
Une recherche historique qui s’intéressera aux implications sociales, démographiques, économiques et politiques de l’exploitation minière.
Avant toutes études d’un ou plusieurs sites d’importance majeurs il est impératif de faire un inventaire le plus exhaustif possible.
Mais revenons sur l’inventaire, on choisira une région géologiquement favorable aux gisements miniers, si possible avec une grande tradition d’exploitation minières.
Il faut garder à l’esprit que suivant la région dans laquelle ,os recherches se porteront, les techniques d’exploitation minières provenaient soit de mineurs allemands mais aussi de mineurs italiens ou espagnoles pas de tradition minière avéré.
L’inventaire comportera une étude préliminaire (archives, topographie, géologie, toponymie, ect…) avant une prospection systématique des sites repérés (la aussi il faut compter pas mal de temps pour quadriller la zone de recherche méthodiquement).
Le repérage des sites miniers anciens fera l’objet d’un relevé topographique (coordonnées de ou des points GPS , altitude) d’un relevé photographique, d’une description des éléments visibles et retrouvés sur le site, d’une fouille systématique du ou des haldes afin de retrouver des indices géologiques et dans de rare cas de désobstruction, pour faciliter le passage.
L’intérêt de l’inventaire
Il permet de recenser les sites ce qui permet ensuite de multiplier les observations.
La toponymie est à considérer comme un indicateur fiable de la présence d’activités minières (La Matte, Le Cros, Les Menafauries, Largentiere, Auris…)
La forme des galeries souterraines nous indiquent les techniques employés (abattage au feu, à la pointerolle, à la poudre) ceci permet aussi de situer l’exploitation sur une échelle de temps.
Le développement de la vie de la région liés à la présence d’une activité minière (localisation de l’habitat, présence de fours …)
Les difficultés de l’inventaire
Difficultés de faire coïncider les informations issus de différentes sources de documentation avec les vestiges trouvés sur le terrain, problèmes de datation et d’identification des sites.
Les sites anciens ayant fait souvent l’objet de reprise d’activités au cours des ages, ce qui a entraîné la destruction des indices d’exploitation primitives.
La localisation des sites anciens est rendu extrêmement difficile par l’évolution du couvert végétal qui masque bien souvent toutes les traces d’exploitation.
Le seul examen des galeries ne permet bien souvent pas de définir une technique et une période d’exploitation de façon précise.
Malgré toutes ces difficultés la réalisation d’un inventaire reste indispensable afin de pouvoir faire des recherches ultérieurs sur des sites au fort potentiel.
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