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Un meurtre élucidé 92 ans après les faits

Une enquête criminelle résolue 92 ans après les faits
AP | 20.11.05 | 18:46

GRENOBLE (AP) — Les gendarmes de la compagnie de La Mure (Isère) viennent de résoudre une enquête ouverte pour homicide datant de 1913 en identifiant scientifiquement, 92 ans plus tard, la victime et son meurtrier, selon le commandant de la compagnie, le capitaine Vincent Corbel.
En mars 2005, un groupe de spéléologues de La Tronche (Isère) découvre des ossements humains dans une cavité de la commune de Gresse-en-Vercors (Isère).
Alertés, les gendarmes qui explorent cette grotte d’une trentaine de mètres de profondeur y découvrent également un vieux morceau de tissu, une semelle cloutée, un petit porte-monnaie contenant un louis d’or daté de 1880 et des pièces de monnaie anciennes. Ils envoient les ossements à l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Les experts de la gendarmerie concluent que la victime était âgée d’une trentaine d’années, mesurait 1,70 m et avait une malformation qui la faisait claudiquer.
Parallèlement, des anciens du village se confient aux enquêteurs et évoquent la mystérieuse disparition, en 1913, de Jean-Henry Mouttet, employé dans une fruitière (coopérative laitière et fabrique de fromage) disparu à l’âge de 30 ans.
Un gendarme de l’époque avait noté dans ses archives qu’un soir de novembre 1913, Jean-Henry Mouttet s’était battu avec un berger, un certain Léopold Girard, pour l’amour d’une femme.
Les gendarmes ont retrouvé un petit-neveu de Jean-Henry Mouttet. Celui-ci leur a fourni le livret militaire de son grand-oncle sur lequel figure sa taille: 1,69 m et la mention « exempté » de service militaire à cause de sa claudication. Une analyse ADN, par la lignée féminine des Mouttet, permet d’établir l’identité du squelette retrouvé dans la grotte.
Dans un même temps, ils retrouvent également un descendant de Léopold Girard. Celui-ci leur explique que Léopold Girard, gravement blessé sur le front, lors de la première guerre mondiale, aurait avoué, en 1915, sur son lit de mort, à un prêtre avoir tué Jean-Henry Mouttet, mais sans préciser ce qu’il était advenu du corps.
« Quatre-vingt douze ans après les faits, les gendarmes ont achevé avec succès une enquête de 1913 qui n’avait pas abouti », se félicite le capitaine Vincent Corbel. Il reconnaît cependant que même « si le meurtrier était toujours vivant aujourd’hui, il y aurait eu prescription de toutes poursuites à son encontre ». AP

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