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La réhabilitation du mythique puits Ricard a commencé

Lundi 05 avril 2010 Midi Libre Grand Combe

Trois ans après avoir été classé à l’inventaire des Monuments historiques, le puits Ricard et ses installations annexes vont être remis en état. Les travaux viennent de débuter et se poursuivront, en plusieurs étapes, durant au moins cinq mois, jusqu’à la rentrée de septembre.
On peut parler de travaux d’envergure car le puits emblématique du bassin minier, par son chevalement, reste un des rares encore debout. Mais depuis près de quatre décennies, l’ensemble avait considérablement souffert de l’air du temps et de l’abandon. Il avait été sauvé miraculeusement de la destruction, en un temps où l’on faisait table rase sur le passé minier, sans autre forme de procès.
Combien d’ouvrages, témoins de ce passé prospère, ont été rayés du décor ? Beaucoup dans la seule vallée Ricard. Le pont Rothschild à La Forêt, le légendaire du tunnel à quelques encablures de là, sans oublier la magnifique structure de la centrale Pise, en ont été victimes. Quel gâchis ! Mais, il y a un quart de siècle en arrière, qui se souciait de conserver le patrimoine ? Pas grand monde, assurément.
D’ailleurs, pas le moindre mètre de galerie n’a pu être préservé autour du puits Ricard. Des ouvrages jugés dangereux à l’époque, dans lesquels s’accumulait le grisou. Pour écarter tout danger d’émanation, ces galeries furent comblées avec de la cendre du crassier de Saint-Andiol mélangée avec du ciment.
Là encore, personne n’avait avancé à l’époque qu’un jour « ces quelques dizaines de mètres de galerie, à très faible profondeur, pourraient faire le bonheur de l’ancien vestige minier. » Le chevalement lui-même aurait dû être à son tour rasé, si l’association des Amis du musée du mineur n’avait pas commencé son oeuvre dans les anciens lavabos, eux-mêmes préservés de justesse. Le conseiller général Patrick Malavieille avait été également un ardent défenseur de tous ces sauvetages.
Aujourd’hui, on doit leur conférer une certaine reconnaissance.
Que resterait-il de ce passé qui a fait vivre des générations entières ? Sans doute pas grand-chose si ce n’est des souvenirs. Pour l’anecdote, au plus fort de la frénésie de destruction, les Amis du musée et leur président André Pezon étaient parvenus à sauver les trois derniers mètres du puits, afin que l’on puisse avoir une idée de son diamètre, avant qu’il ne soit presque entièrement remblayé.
Et, de la D 128 en direction du Pradel, les usagers lèvent le pied en apercevant des engins là-haut au dessus au pied du puits. Car si la réhabilitation du chevalement constitue le plat de résistance de l’énorme chantier, la remise en état de la « recette du jour », celle de la côte 216, vaut également son pesant d’or, sur le plan sentimental s’entend. Beaucoup d’ouvriers y ont manipulé les berlines arrivant du fond. Tout à côté, la station de culbutage sera également restaurée au maximum, même si plusieurs éléments ont disparu depuis.
Dans quelques mois, la visite, à partir de la Maison du mineur, passera par ces mêmes installations annexes, ravivant là aussi bien des souvenirs.

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