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De la mine de charbon à la fabrique à images, le projet ambitieux de l’agglo

Quel avenir pour le site minier d’Arenberg ? La porte du Hainaut est « incubateur d’un projet pour ce site merveilleux mais qui ne peut pas rester dormant et muséal ». L’agglo, présidée par Alain Bocquet, veut y installer une fabrique à images.

« Ambitieux ». C’est le mot que choisit Pierre Demessine, bras droit d’Alain Bocquet, pour définir le projet de fabrique à images sur le site minier d’Arenberg. « La Porte du Hainaut a la volonté de faire passer le site du noir à la lumière, de l’industrie du XIXe siècle aux nouvelles technologies du XXIe siècle et des suivants », affirme-t-il.

Cette fabrique à images, c’est la rencontre de deux volontés. Celle de l’agglo, propriétaire de ce site chargé d’histoire, mue par l’envie de ne pas le laisser en friche mais de ne pas non plus en faire « un parc à thèmes ». Et celle de l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis (UVHC) à travers son laboratoire DeVisu. Un jour de tournage de La Compagnie des glaces, en 2006, Marie-Pierre Mairesse, présidente de l’UVHC, et Sylvie Merviel, directrice du labo, découvrent le site et font un rêve : y implanter le labo à l’étroit au Mont-Houy. « C’était le chaînon manquant depuis un concours d’idées que l’on avait lancé en 2002. Sur cinq projets présentés alors, deux tournaient autour de l’image », raconte Pierre Demessine. Des études ont ainsi été développées « pour voir comment monter le projet ». Le marché de définition réunit trois équipes internationales. Elles viennent de rendre une note intermédiaire avant, en septembre, une définition plus précise. « Tout tourne autour du labo », révèle le conseiller du président. Un laboratoire de vingt et un chercheurs aujourd’hui, une cinquantaine à terme. Le site minier pourrait ainsi accueillir, dans les bâtiments existants et dans des constructions neuves, des plateformes technologiques et une salle de projection d’une capacité de trois cents places, pour du testing d’impact émotionnel, ou une mise à disposition des entreprises pour du tourisme d’affaire. La fabrique à images, ce pourrait aussi être un parcours d’interprétation pour rappeler la mémoire du site et un centre de culture scientifique, technique et industrielle (il en existe une vingtaine en France, aucun sur l’image). Le pôle images d’Arenberg devenant attractif, il pourrait attirer des entreprises, retenir les étudiants formés à l’université, et permettre d’accueillir davantage de tournages parce qu’équipé d’un cyclorama trois ou cinq faces. Cette fabrique à images a été intégrée au pôle image régional (avec Lille Métropole avec la plaine image, Valenciennes Métropole et ses serious game).

En septembre avec le programme fonctionnel, l’agglo y verra plus clair. « Des choix s’imposeront », note Pierre Demessine. Le coût pourra être estimé. Sans doute plusieurs dizaines de millions d’euros. Pierre Demessine imagine une pose de première pierre fin 2012. Alain Bocquet veut « se projeter vers l’avenir » et faire de cette fabrique à images « un outil d’intérêt régional » Daniel Percheron, président de la Région (partenaire financier), aurait dit de ce projet qu’il est un « deuxième Louvre-Lens ». •

Les films tournés sur le site minier : « Germinal » en 1993 ; « La compagnie des glaces », « Moi, Louis, enfant de la mine, Courrières 1906 » en 2006 ; « Salengro » en 2008 ; « Ma première fiancée » en 2009, et « L’oeil de l’astronome » en 2010.

PAR VÉRONIQUE BERTIN

mardi 06.07.2010, 05:13 – La Voix du Nord

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