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Le temps d'une visite nocturne du musée, les anciens mineurs ont fait revivre le passé

| AUCHEL |

Vendredi soir, les bénévoles du musée de la mine d’Auchel ont fait plonger les visiteurs dans leur passé. Celui du temps des Houillères. Lentement et la passion chevillée au corps, ils ont ressuscité les gestes, les mots, les bruits, bref, la vie d’antan. Passionnant.

PAR CÉLINE BARDY

bruay@info-artois.fr

Le musée de la mine d’Auchel ? « C’est le plus beau ! » Ils sont fiers de leur musée les bénévoles qui accueillaient les visiteurs vendredi soir. Et on les comprend.

D’abord, il y a la galerie. Longue de 250 mètres, elle met tout de suite dans l’ambiance. Il y fait sombre et un peu frais. Le petit groupe suit à la trace Jean-Yves Beauchamp, ancien mineur et guide. « On est dans l’ancien centre d’apprentissage des Houillères, c’est ici qu’on apprenait le métier de mineur et qu’on passait notre CAP. » Son récit, qui sent le vécu, est truffé d’anecdotes. À côté du faux cheval du musée, il lance : « Au fond, les chevaux savaient compter. Ils ne tiraient jamais plus de 12 berlines de 600 litres. » On chemine et puis on s’arrête devant une imposante machine. « Vous allez entendre le bruit qu’on avait pendant huit heures dans les oreilles », prévient Jean-Yves. Silence dans l’assemblée. La ferraille se met en branle dans un vacarme entêtant. On pense à La Bête humainede Zola. Fin de la démonstration, tout le monde a compris. Jean-Yves enchaîne.

À l’occasion de la visite nocturne, Marie-Paule et Joëlle, deux bénévoles, servent le « briquet ». Pas de quoi en griller une, mais un peu de saindoux sur du pain et une tasse de café. Le casse-croûte des mineurs. « Parfois, ils l’accompagnaient avec une échalote ou un oignon cru », explique Philibert Berrier, un autre bénévole. Parmi les visiteurs, Léon Markwitz, 76 ans, acquiesce. À 14 ans, lui aussi était au fond. « Mais au bout de quatre ans, j’ai pu en sortir, je suis rentré dans l’armée de l’air. » Que ressent-il aujourd’hui, dans cette galerie musée ? Ses yeux brillent. « Ça fait drôle, si j’avais dû continuer, je serai moins en forme aujourd’hui. » Jean-Yves s’est remis en marche, la visite traîne, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Notre guide hausse les épaules : « On n’est pas à un quart d’heure près.

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