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Une mine d'informations sur l'histoire du minerai Camares

Dimanc he, Bernard Lechelon, archéologue, était l’invité d’honneur de la journée Histoire organisée par l’association des Amis du vieux Camarès. Il a retracé, dans la salle du Temple, devant un public assidu et intéressé, l’histoire des mines du Camarès à la préhistoire, à l’époque gallo-romaine et au Moyen Âge.
Les minerais concernaient l’argent sur les sites de Combalières, Labaume, Puits aux Romains et Argeneuve, le cuivre (Fayet et Ouyre), le plomb (Labaume, Combalières) et très peu l’or à Roste. La mine principale de cuivre, située près d’Ouyre, est celle de Bouco-Payrol. L’exploitation minière a débuté dès la préhistoire. Des galeries ont été creusées essentiellement à partir de la méthode dite de « l’ouverture par le feu » qui faisait éclater la roche, puis l’élargissement se faisait

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// au pic ou au pointerolle, soit armé d’une pierre de silex, soit d’une lame de cuivre.
C’est au Moyen Âge que l’exploitation devient plus importante. L’extraction se fait sous le pouvoir de cisterciens qui utilisent les frères convers, main-d’oeuvre indispensable pour leurs besoins. Le minerai est alors un enjeu économique et social. Il devient source de conflits et force de pouvoir. Il est à l’origine, au XII e siècle, de la réussite économique de l’abbaye de Sylvanès, liée à l’essor du marché des métaux précieux de Montpellier et à l’atelier monétaire de Melgueil. Cet argent est utilisé pour la construction de l’abbaye entre 1138 et 1185.
La monnaie de Melgueil rayonne depuis le marquisat de Provence jusqu’au comté toulousain, de la fin du XI e siècle jusqu’en 1250. D’autres monnaies sont utilisées : monnaie d’Albi, de Rodez et de Béziers. Les luttes intestines opposent les comtes de Toulouse, les vicomtes Trencavel de Béziers et le comte de Rodez, luttes dans lesquelles s’immisce le roi d’Aragon. Les cisterciens de Sylvanès sont en relation avec la famille Atbrand de Lodève et les Guilhem de Montpellier. Ce sont les seigneurs de l’argent en ce XII e siècle. Dans la seconde moitié du XII e siècle, se côtoient les cisterciens de Sylvanès et les bénédictins de Villemagne dans l’Hérault, chacun exerçant son pouvoir dans son propre territoire. Certes, des autorisations d’exploitation ont été accordées au XIX e siècle, à Brusque notamment, mais il en était fini avec l’extraction du Moyen Âge, enjeu économique important autour de l’abbaye de Sylvanès.
En réponse à la curiosité du public, Bernard Léchelon indiquait que l’or n’a jamais été très important dans le Camarès mais son existence permettait de rassurer les actionnaires ! Et que, certes, l’argent et le cuivre avaient été utilisés pour la réalisation de bijoux et de breloques… Quant au fer, son exploitation concernait la commune de Tauriac et surtout l’Hérault.

Midi Libre du 15/08/2010

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